Pour une politique environnementale innovante et ambitieuse

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plr,senarclens,ef2019,conseil national,pollueur-payeur,durabilité,stratégie énergétique 2050,accord de paris,changement climatiqueIl faut le reconnaître, le PLR a souvent été en retard sur la question environnementale. Il a pris un nouveau tournant en juin dernier avec des objectifs clairs et ambitieux. J’en suis très satisfait. Si je suis élu au Conseil national le 20 octobre prochain, je m’engagerai pleinement en faveur d’une politique environnementale innovante et ambitieuse.

Notre planète est menacée par le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. Le problème est mondial. Il va générer non seulement des modifications de notre environnement le plus direct (hausse des températures, fonte des glaciers, impact sur notre agriculture, etc.) mais aussi des crises humanitaires et des déplacements de population. Le statu quo n’est pas une option. Il est urgent d’agir !

L’Accord de Paris apporte une réponse au niveau international. Il faut le soutenir et le mettre en œuvre en Suisse. Le PLR a ainsi adopté l’objectif d’une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, par rapport au niveau de 1990. Et, à l’horizon 2050, de ramener ces émissions nettes à zéro, à savoir que la Suisse serait autorisée à produire autant de CO2 qu’elle en consommerait.

Notre pays doit en conséquence adapter ses modes de production de biens et de services et réduire de façon très importante sa consommation d’énergies fossiles. C’est un défi, mais aussi une opportunité de nous moderniser et de promouvoir l’innovation. Cette adaptation, tout le monde doit la mettre en œuvre, car chacun est responsable du monde qu’il souhaite laisser à la prochaine génération. Toutefois, les actions individuelles seules ne suffiront pas.

Il y aura beaucoup à faire, notamment dans les domaines de l’habitat (27% de la production de CO2 provient du chauffage) et des transports (première cause d’émission de CO2 avec 32%). Rénover des bâtiments (isolation, remplacement des chaudières à mazout, panneaux solaires, pompes à chaleur) et réduire la consommation d’énergie grâce aux nouvelles technologies (domotique, appareils électriques plus efficace, …) s’impose comme des nécessités. Il faut accélérer l’adaptation des infrastructures routières (bornes de recharge, station-service à hydrogène, …) et améliorer le trafic routier (systèmes intelligents de guidage, information en temps réel pour les embouteillages, …). Aussi, comme le prévoit la Stratégie énergétique 2050, nous devons reprendre les valeurs cibles d’émissions de CO2 prévues dans l’UE pour les voitures et les camionnettes. C’est une importante pression exercée sur les constructeurs automobiles pour qu’ils produisent une gamme de voitures toujours plus économe en CO2.

Plus généralement, nous devrons appliquer un principe cardinal, celui du pollueur-payeur. Un bien ou un service doit intégrer dans son prix les coûts globaux, y compris ceux relatifs à la pollution émise (j’y reviendrai dans un prochain billet de blog).

Je crois que ces changements sont possibles. Sans dogmatisme, avec l’aide de tous, en particulier des milieux économiques, car une politique environnementale efficace va de pair avec une politique économique innovante et créatrice d’emplois.

www.desenarclens.ch

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