11/04/2018

Ne perdons pas de vue les enjeux immédiats

shutterstock_466547960.jpgLa campagne en vue du 1er tour des élections cantonales a permis d’aborder des thèmes chers aux Genevois-es comme les coûts de la santé, l’emploi, le logement et la mobilité. Ces grands sujets sont évidemment d’une importance cruciale pour permettre à chacun de pouvoir se déterminer en toute connaissance de cause. Mais il ne faut pas pour autant éluder des questions qui devront être abordées dès l’entrée en fonction de nos prochain(e)s élu(e)s.


Trois grands dossiers marqueront les débats au cours des prochains mois et méritent une prise de position claire de la part des candidats de tous bords. Les réformes concernant la fiscalité des entreprises, la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève et la grille salariale des employés de l’Etat doivent retenir toute notre attention dans la mesure où elles voient s’opposer deux visions diamétralement opposées du rôle de l’Etat. D’un côté émergent des propositions courageuses à la hauteur des enjeux, tandis que de l’autre, à gauche, l’on feint d’ignorer l’urgence avec des projets qui ne feront qu’alourdir le fardeau pour les prochaines générations.

Projet fiscal 17 : une réforme indispensable

Suite au rejet de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), une nouvelle réforme efficace et capable de réunir une majorité est absolument nécessaire. Les régimes fiscaux non conformes sur le plan international doivent dans tous les cas être supprimés. Les entreprises concernées paient chaque année quelque 5 milliards au titre de l’impôt sur le bénéfice, emploient des centaines de milliers de travailleurs en Suisse (61’000 emplois directs, indirects et induits à Genève) et contribuent également à la bonne santé des PME suisses. Sans réforme, le risque est trop grand de voir ces entreprises partir. La Suisse et Genève en particulier doivent saisir cette chance de renforcer leur compétitivité et de créer des emplois. A ce jour, la gauche s’oppose à une réforme ambitieuse. 

Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève : cessons d’alimenter une baignoire qui se vide!

Fortement sous-capitalisée, la CPEG doit impérativement être redressée. La réforme votée en 2013 ne permet pas de remédier à une situation récemment aggravée par l’évolution négative des rendements sur les marchés des capitaux. Si l’Etat n’agit pas, le comité de la CPEG devra prendre des mesures drastiques avec des baisses massives des rentes pour les nouveaux retraités – 10%, voire jusqu’à 50%. Dans ces conditions, le Conseil d’Etat a choisi la voie de la sagesse en proposant une intervention rapide et durable. De leur côté, la gauche et le MCG soutiennent un projet de loi qui ne propose aucun changement sur le fond et donc l’issue sera de faire payer les contribuables et, au final, d’augmenter les impôts. 

Projet Score : la fonction publique doit se moderniser 

En vigueur depuis 1974, le système d’évaluation et de rémunération de l’administration cantonale ne reflète pas l’évolution des métiers et des compétences. Le projet Score du Conseil d’Etat doit permettre de redynamiser la fonction publique et de la rendre plus attractive. En gestation depuis 2010, cette réforme doit aboutir dans les meilleurs délais. La posture d’évitement de la gauche et des syndicats dans ce dossier ne rend service ni aux fonctionnaires ni aux habitants de notre canton. 

 

16:11 Publié dans Air du temps, Conseil d'Etat, Genève, Grand Conseil | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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