22/03/2018

Et si on parlait idées et logement ?

shutterstock_583384264.jpgAu-delà de l’actualité mouvementée du Département de l’instruction publique et des maladresses de la Chancellerie, la dernière ligne droite de la campagne pour les élections cantonales donne fort heureusement aussi lieu à des débats d’idées. Dénués de parfum de scandale ou de sensationnel, et par conséquent moins en vue, ces échanges de fond sont néanmoins autrement plus utiles pour aider les Genevois(e)s à se déterminer en vue de l’importante échéance qui se profile. 


Parallèlement aux rendez-vous organisés par nos médias locaux, nous autres candidats avons parfois l’occasion de nous retrouver dans des cadres plus intimes, à l’initiative d’associations ou de groupements soucieux de confronter les points de vue sur des enjeux déterminants pour l’avenir de notre canton. C’est dans ce contexte que j’ai eu l’opportunité en ce début de semaine de débattre de la problématique du logement à Genève lors de l’assemblée générale de l’Asloca. 

Présent aux côtés du conseiller d’Etat Antonio Hodgers, du candidat au Grand Conseil Pablo Cruchon et de Bertrand Reich, avocat et ex-président de la Chambre genevoise immobilière, j’ai ainsi pu exposer les grandes lignes de ma vision en la matière. Les intervenants se sont au moins retrouvés sur un point : la situation est loin d’être satisfaisante. Mais les opinions divergent sensiblement quant à la manière de procéder et au type de construction nécessaire. 

Je pense pour ma part qu’il faut poursuivre le combat contre la pénurie de logement et chercher à répondre au besoin de tous les Genevois(e), sans pénaliser une partie de la population au profit d’une autre. L’accord sur le logement de 2006 présente depuis trois ans des résultats tangibles, avec plus de 2'000 logements construits, parmi lesquels un tiers de logements sociaux. Nous devons continuer dans cette voie afin d’aboutir à une détente du marché bénéfique pour tous. Cette démarche ne peut se faire que dans un esprit de concertation avec les communes et les propriétaires, esprit qui fait malheureusement cruellement défaut à l’heure actuelle. 

La question de l’accession à la propriété est elle aussi centrale. Seuls 17% des habitants du canton sont propriétaires de leur logement. Beaucoup trop de Genevois(e)s sont contraints de s’établir en France voisine ou dans d’autres cantons pour réaliser ce rêve. Cette catégorie de la population mérite que nos autorités politiques lui proposent des logements convenables dans notre canton, en particulier par le biais de la propriété par étage (PPE). Il en va ici du maintien de notre équilibre socioculturel, de recettes fiscales nécessaires, et de la possibilité pour les acquéreurs de pouvoir transmettre ce bien à leurs enfants. 

Enfin, et c’est sans doute le point le plus important, notre priorité doit être de défendre notre qualité de vie. Notre canton a de nombreuses facettes ; au delà de son caractère urbain et international, il regorge de hameaux et de villages qui constituent le cœur de son identité. Ces zones doivent être préservées au mieux. Tout en acceptant un nécessaire développement, nous devons veiller à maintenir un équilibre entre ville et campagne afin de pouvoir continuer à profiter de la nature, de nos paysages et à mettre en valeur notre terroir. 

Genève est diverse à de nombreux égards, et c’est là sa plus grande force. Les besoins spécifiques de sa population et les particularités de son territoire doivent être prises en compte pour favoriser un développement pertinent et harmonieux, dans l’intérêt des générations actuelles et de celles à venir. 

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Commentaires

Beyond the hectic news of the Department of Public Education and clumsiness of the Chancellery, the final stretch of the campaign for cantonal elections fortunately also gives rise to debates of ideas.

Écrit par : kamishah | 24/03/2018

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